Accueil

Table des
Matières

35 ans chez Canadair

Nos Conventions

Nos métiers

Notre Section locale 712

Ce que nous avons construit




L'origine du syndicat des employés de Canadair remonte à l'époque de la Canadian Vickers. C'est en effet le 5 mars 1940 qu'un groupe d'employés décide de se munir d'une association syndicale: La "Loge d'avionnerie 712" pour regrouper les milliers de travailleurs des avionneries de la région de Montréal. Elle comprenait Canadair, Fairchild Aircraft à Longueuil et Noorduyn Aviation à Cartierville. À cette époque, notre syndicat faisait partie de l'Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs de l'Aéronautique (AIM), elle-même affiliée à l'American Federation of Labor (AFL), la grande centrale américaine. Le terme de "Loge" emprunté à la société secrète des Francs-Maçons démontre qu'en des temps pas si lointains, les syndicats devaient oeuvrer dans la clandestinité.

Petite histoire de notre syndicat

La grande famille de l'AIMTA

Formation syndicale

Recrutement

Structure de la Section locale 712

Nos Délégués

Le premier contrat de travail entre les employés de Canadair et son patronat est ratifié le 19 novembre 1941 où on réussit à obtenir une semaine normale de 48 heures, une hausse de salaire de 5 sous et une semaine de vacances. On avait aussi négocié une prime pour compenser l'augmentation du coût de la vie mais l'employeur semblait l'avoir oubliée. Aussi, le premier événement digne de mention dans l'histoire de notre Section locale a lieu en janvier 1943. Un vote de grève est alors pris parmi les quelque 12 000 membres en vue d'obtenir une rétroactivité pour un ajustement sur le coût de la vie. Le débrayage a duré 12 jours.

La Loge d'avionnerie 712, qui comptait 18 061 membres en mai 1944 ne regroupe plus que 1 793 membres en février 1946 et la direction de Canadair ne voulait même plus reconnaître notre syndicat. C'était à ce moment la guerre entre les syndicats "catholiques" et les syndicats "rouges", le mouvement étant perçu comme une infiltration communiste au sein des travailleurs. Louis Laberge, aidé par quelques confrères, vont rebâtir notre syndicat. C'est à partir de 1946 que la Loge 712 ne défend plus que les droits des membres de Canadair et quelques-uns de ses sous-contractants.

Le fonds de grève, qui n'atteignait que 19 $ à la première année d'existence de la Loge, frise aujourd'hui les 10 millions de $.

La Loge 712 est devenue la Section locale 712 au début des années 90 pour se différencier de la loge de district mais encore maintenant, ceux qui ont plus de 10 ans de métier chez Canadair parlent toujours de la Loge 712. C'est un étendard, un porte-flambeau car c'est sous cette appellation que la Section locale a gagné ses plus grandes batailles.

Aujourd'hui, nous avons à notre actif des antécédents de succès qui nous confèrent la confiance et la compétence nécessaires pour bâtir et croître. Chaque jour, nous nous frayons des chemins dans le cadre de la campagne visant l'équité pour des travailleurs et des travailleuses comme vous. Le Syndicat des Machinistes est en constante évolution. Nous évoluons pour étendre la famille des travailleurs et des travailleuses qui considèrent que leur syndicat est le meilleur garant de la sécurité dans un milieu de travail de plus en plus complexe et incertain. Tout commence ici même, dans votre Section locale, où les membres actuels sont fiers de partager ces traditions.

Depuis l'arrivée de notre confrère Michel Lauzon à la présidence du syndicat, les campagnes de sensibilisation se poursuivent systématiquement.

Blitz de recrutement
On pense souvent que l'herbe est plus verte chez le voisin mais quand on regarde ce qui se passe dans le monde syndical, en aéronautique en particulier, on se rend compte de la force et des avantages d'être syndiqué. Chacun devrait vivre l'expérience du blitz qu'on a été faire à Tucson en Arizona. Cela se passait chez Learjet, une compagnie de Bombardier où aucun employé de l'aéronautique n'est syndiqué. On s'est rendu compte comment ils étaient traités! Ici, le congé parental n'existe pas. On a vu des hommes travailler comme des esclaves pendant six mois sans une journée complète pour prendre leur enfant dans leurs bras. Le milieu de travail est différent et les conditions de vie ne sont pas comparables. On travaille quand il y a du boulot parce qu'on ne sait pas ce que sera demain.

Mais on n'a pas besoin de regarder si loin pour voir qu'il y a du pain sur la planche. Pierre Brisebois, président du comité d'usines et de griefs, Daniel Vaillancourt secrétaire-trésorier et Rémi Provençal représentant de la Grande Loge sont partis en mai 99 avec la détermination de faire une campagne de syndicalisation auprès des employés travaillant pour Bombardier Aéronautique à l'usine de North Bay (usine 7). Résultats: 43 employés ont optés pour l'A.I.M.T.A. contre 4 pour les T.A.C. et 6 pour la non-syndicalisation. De nouveaux délégués ont, par la suite, été élus: Michel Lamontagne sur la première équipe et Mike Kokesch sur la deuxième équipe.

De nombreux avantages
Les bénéfices d'être syndiqué sont trop souvent oubliés par les employés protégés par une convention collective. Arrêtez-vous deux minutes pour imaginer ce que serait le travail sans cette protection: sans ancienneté, sans procédure de réclamation, sans les bénéfices et salaires obtenus dans notre convention collective. Nous serions régis par le bon vouloir de l'employeur, une fois qu'il aurait encaissé ses profits pour ses actionnaires et dirigeants.

Nous oublions aisément les travailleurs non syndiqués que nous côtoyons au travail ou ailleurs et qui sont sujets à l'arbitraire de l'employeur sans autre recours que les lois et normes du travail avec les difficultés d'y accéder sans le support d'une organisation comme le syndicat.

Être syndiqué, c'est faire partie d'une force de négociations qui permet, convention après convention d'aller toujours chercher un peu plus ... Mais qu'arrive-t-il à nos non-syndiqués?

  • Vous n'avez pas de primes.
  • Vos journées de maladie ne sont pas payées en fin d'année à 150%. Vous avez droit à dix jours de congé et, si vous les prenez, on vous tape sur les doigts.
  • En 99, lors des mises à pied à Mirabel, qui ont été touchés? Les non-syndiqués. Cela fait mal au cœur de voir des ouvriers avec 25 ans d'ancienneté être mis à la porte. Merci et bonjour. La Compagnie ne peut pas faire çà avec des syndiqués.
  • Actuellement, la Compagnie s'amuse à provoquer le syndicat en offrant une compensation pour que les femmes reçoivent, en bout de compte, 100% de leur salaire durant le congé de maternité. Sur le coup, çà représente une différence d'environ 20%: Çà compte! Mais, comme toute arme a deux tranchants, être membre syndiqué vous assure votre emploi et le même emploi au retour en usine, vous cumulez vos semaines pour la progression automatique, les augmentations salariales et autres avantages. C'est la loi la plus dure du monde syndical mais, à notre avis, la sécurité passe avant toute chose. Que vaut un 20% si vous n'avez plus de boulot!

Quand on veut comparer
Dans le temps, les membres disaient à chaque assemblée, "on veut la même chose que GM". Aujourd'hui, ce sont les gars de GM qui nous appellent pour venir travailler chez Canadair. Ils n'ont plus de sécurité d'emploi.

Regardez l'assurance collective et le fonds de pension de la Pratt & Whitney et comparez. Notre assurance collective nous coûte 52$ " all dressed " pour l'année, soit 1$ par semaine. Quand Pratt & Whitney a fait la manchette des journaux, il y a trois ou quatre ans, comme quoi c'était le premier syndicat à obtenir une assurance collective pour les deux sexes, nous, on l'avait depuis les années 80.

Les membres pensent qu'il faut être dur pour être permanent syndical. C'est faux. Il faut avoir du coeur pour être sans cesse à l'écoute, ne pas compter les heures pour aller chercher une justice pour les travailleurs et travailleuses qui nous entourent. Les délégués sur le plancher sont le cœur du syndicat. Un président de syndicat, si bon soit-il, doit être appuyé par de bons soldats; il y en a 150 qui travaillent pour vous.

Nous vous encourageons vivement à participer dynamiquement aux activités de la Section locale 712, d'assister aux réunions et de prendre entièrement part à la prise des décisions qui influencent votre vie en milieu de travail et au sein de votre collectivité.