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Le premier contrat de travail entre les employés de Canadair et son patronat est ratifié le 19 novembre 1941 où on réussit à obtenir une semaine normale de 48 heures, une hausse de salaire de 5 sous et une semaine de vacances. On avait aussi négocié une prime pour compenser l'augmentation du coût de la vie mais l'employeur semblait l'avoir oubliée. Aussi, le premier événement digne de mention dans l'histoire de notre Section locale a lieu en janvier 1943. Un vote de grève est alors pris parmi les quelque 12 000 membres en vue d'obtenir une rétroactivité pour un ajustement sur le coût de la vie. Le débrayage a duré 12 jours. La Loge d'avionnerie 712, qui comptait 18 061 membres en mai 1944 ne regroupe plus que 1 793 membres en février 1946 et la direction de Canadair ne voulait même plus reconnaître notre syndicat. C'était à ce moment la guerre entre les syndicats "catholiques" et les syndicats "rouges", le mouvement étant perçu comme une infiltration communiste au sein des travailleurs. Louis Laberge, aidé par quelques confrères, vont rebâtir notre syndicat. C'est à partir de 1946 que la Loge 712 ne défend plus que les droits des membres de Canadair et quelques-uns de ses sous-contractants. Le fonds de grève, qui n'atteignait que 19 $ à la première année d'existence de la Loge, frise aujourd'hui les 10 millions de $. La Loge 712 est devenue la Section locale 712 au début des années 90 pour se différencier de la loge de district mais encore maintenant, ceux qui ont plus de 10 ans de métier chez Canadair parlent toujours de la Loge 712. C'est un étendard, un porte-flambeau car c'est sous cette appellation que la Section locale a gagné ses plus grandes batailles. Aujourd'hui, nous avons à notre actif des antécédents de succès qui nous confèrent la confiance et la compétence nécessaires pour bâtir et croître. Chaque jour, nous nous frayons des chemins dans le cadre de la campagne visant l'équité pour des travailleurs et des travailleuses comme vous. Le Syndicat des Machinistes est en constante évolution. Nous évoluons pour étendre la famille des travailleurs et des travailleuses qui considèrent que leur syndicat est le meilleur garant de la sécurité dans un milieu de travail de plus en plus complexe et incertain. Tout commence ici même, dans votre Section locale, où les membres actuels sont fiers de partager ces traditions. Depuis l'arrivée de notre confrère Michel Lauzon à la présidence du syndicat, les campagnes de sensibilisation se poursuivent systématiquement. Blitz de recrutement
Mais on n'a pas besoin de regarder si loin pour voir qu'il y a du pain sur la planche. Pierre Brisebois, président du comité d'usines et de griefs, Daniel Vaillancourt secrétaire-trésorier et Rémi Provençal représentant de la Grande Loge sont partis en mai 99 avec la détermination de faire une campagne de syndicalisation auprès des employés travaillant pour Bombardier Aéronautique à l'usine de North Bay (usine 7). Résultats: 43 employés ont optés pour l'A.I.M.T.A. contre 4 pour les T.A.C. et 6 pour la non-syndicalisation. De nouveaux délégués ont, par la suite, été élus: Michel Lamontagne sur la première équipe et Mike Kokesch sur la deuxième équipe. De nombreux avantages Nous oublions aisément les travailleurs non syndiqués que nous côtoyons au travail ou ailleurs et qui sont sujets à l'arbitraire de l'employeur sans autre recours que les lois et normes du travail avec les difficultés d'y accéder sans le support d'une organisation comme le syndicat. Être syndiqué, c'est faire partie d'une force de négociations qui permet, convention après convention d'aller toujours chercher un peu plus ... Mais qu'arrive-t-il à nos non-syndiqués?
Quand on veut comparer
Regardez l'assurance collective et le fonds de pension de la Pratt & Whitney et comparez. Notre assurance collective nous coûte 52$ " all dressed " pour l'année, soit 1$ par semaine. Quand Pratt & Whitney a fait la manchette des journaux, il y a trois ou quatre ans, comme quoi c'était le premier syndicat à obtenir une assurance collective pour les deux sexes, nous, on l'avait depuis les années 80. Les membres pensent qu'il faut être dur pour être permanent syndical. C'est faux. Il faut avoir du coeur pour être sans cesse à l'écoute, ne pas compter les heures pour aller chercher une justice pour les travailleurs et travailleuses qui nous entourent. Les délégués sur le plancher sont le cœur du syndicat. Un président de syndicat, si bon soit-il, doit être appuyé par de bons soldats; il y en a 150 qui travaillent pour vous. Nous vous encourageons vivement à participer dynamiquement aux activités de la Section locale 712, d'assister aux réunions et de prendre entièrement part à la prise des décisions qui influencent votre vie en milieu de travail et au sein de votre collectivité.
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